Traitement d'eau : Quelles sont les causes d'encrassage ?

Traitement d’eau du système de CHAUFFAGE : 4 points sur les causes d’encrassage

Au sein des installations de chauffage, l’oxygène présent dans le circuit réagit avec les composants et produits des oxydes métalliques. Ces derniers se retrouvent en suspension dans l’eau et finissent par se déposer. Les systèmes de chauffage central ne sont quant à eux pas épargnés par le phénomène d’encrassage. Dans leur cas, l’eau qui circule est en contact permanent avec les différents composants de l’installation et les attaque. Dans les deux cas, cette corrosion progressive et lente entraîne des dépôts qui, au fur-et-à-mesure, se sédimentent et finissent par rétrécir les voies de circulation (les tuyauteries). On parle alors d’encrassage du système de chauffage et plus spécifiquement de phénomène d’embouage. Un traitement d’eau est alors nécessaire.

 Le traitement d’eau contre l’embouage et l’entartrage du système de chauffage

La corrosion

La corrosion est un phénomène naturel visible dès la mise en eau de l’installation. Le fer est présent sur toute ou partie des radiateurs, du vase d’expansion, de la chaudière, de l’installation. L’eau qui circule est chargée en oxygène et au contact de l’acier crée une réaction chimique, l’oxydation produit du minerai de fer ou de l’oxyde de fer. Ces oxydes ferreux,  en circuit fermé, ferriques ou en milieu très oxygéné – finissent par s’accumuler et former des boues. Les boues finiront par ronger l’acier et le perforer. Avant d’en arriver là, des signes sont perceptibles comme des surchauffes, un radiateur froid par endroit, à ce moment les premiers traitements d’eau sont nécessaires.

L’eau

L’eau qui circule dans les circuits de chauffage est la principale cause de ce phénomène. On a par habitude de se raccorder au réseau d’eau potable de la ville pour son système de chauffage. En fonction de la région, de l’origine de l’eau , nappe phréatique, source de montagne par exemple , les qualités physico-chimiques de l’eau peuvent différer. Sa dureté (taux de calcaire), son pH, sa conductivité, la présence de fer/chlorures/sulfates, de particules abrasives en suspension peuvent accentuer le phénomène.
Une eau plus acide aura tendance à dissoudre plus rapidement l’acier contenu dans les parties du circuit. En fonction des alliages, la valeur du pH de l’eau pourra avoir un impact plus important. Il est en effet préconisé que le PH ne doit jamais dépasser 8,5 en présence de matériau en aluminium ou en alliage d’aluminium, 9 en présence d’un matériau dit galvanisé notamment.
Une eau très calcaire augmentera les conséquences dues au phénomène de dépôt du fer. Les dépôts seront alors plus importants et les parties fonctionnelles du chauffage seront plus rapidement recouvert. Signes que les canalisations sont entartrées : la baisse des performances, la diminution du volume d’eau chaude et la perturbation des échanges thermiques.

Les caractéristiques liées à l’installation de chauffage

Un défaut de conception de l’installation peut être à l’origine de ce phénomène. Une installation avec un nombre de coudes importants, une conception employant une importante diversité de matériaux métalliques, un équilibrage du réseau mal conçu voire des canalisations sous dimensionnées en PER – polyéthylène réticulé – dans la chape des planchers chauffants ou dépourvus de barrière anti-oxygène… Tous ces défauts de conception de l’installation favorisent les pertes de charges et augmentent surtout le phénomène de boues. Au début, la boue est composée d’une poudre plutôt fine. Elle se propage alors dans tout le réseau emporté par l’eau. Mais au contact de la chaleur, elle va former des paillettes ou des amas de plus en plus denses. Au fur-et-à-mesure de l’utilisation du système de chauffage, ces paillettes et ces amas deviendront plus épais et finiront par s’assembler et par voie de conséquence par obstruer les conduites.
Dans ces différents cas, un traitement d’eau régulier sera nécessaire. Autre signe que les boues sont importantes : un faible débit de l’eau.
Le fait de travailler à basse température – planchers chauffants et radiateurs basse température notamment – favorise la prolifération des bactéries filamenteuses et sulfato-réductrices. Leur présence augmente la masse de boues et limitent dès lors le passage de l’eau.

L’apparition de boue dans un réseau de chauffage est un phénomène normal.

Cependant, la qualité physico-chimique de l’eau, la calamine qui couvre les faces internes des tubes et tôles d’acier assemblés pour former le circuit de chauffage, les résidus de construction, la corrosion, les interactions entre les différents métaux employés, la typologie et la température des installations peuvent aggraver le processus de corrosion. Tout ceci entraîne un embouage plus important du circuit de chauffage.
Il convient donc pour réduire ces phénomènes de procéder à des traitements préventifs de l’eau. Il suffit pour cela de nettoyer et de rincer l’installation avant sa première mise en eau, de faire circuler une eau douce voire dés-ionisée, de prévoir des inhibiteurs de corrosion, des réducteurs d’oxygène et des produits de suspension-dispersion des boues. Enfin, d’installer un compteur volumétrique sur l’eau d’appoint pour évaluer la quantité d’eau ajoutée et de produit de traitement nécessaire. Mais aussi de faire appel à des professionnels pour procéder à un entretien. Un traitement d’eau, l’installation de pots à boues, de filtres à cartouches ou de tout autres appareils cycloniques, de curage pour limiter ou retirer les dépôts.

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